Le Tor des Glaciers, une épreuve inédite qui demande une réflexion logistique poussée

En septembre, Christophe Traina va courir le Tor des Glaciers contre le cancer. Une épreuve colossale pour laquelle le carolo a décidé de soutenir la Maison Mieux-Être. Il a levé 3280€ en 55 jours. Après un premier retour où il dévoilait son planning et son moral pour les deux mois à venir, Christophe nous en dit plus sur la préparation logistique.

J’ai déjà participé à deux ultratrails similaires, un premier en 2014 avec le Tor des Géants. 330km en montagne, 24.000m de dénivelé positif… et un second l’année dernière avec la SwissPeak, un trail traversant le Valais suisse avec 360 km et 25.500 m de dénivelé positif. Ce sont les ultratrails les plus difficiles que j’avais fait jusqu’ici. Mais avec le Tor des Glaciers, les organisateurs ont concocté un défi d’envergure. On passe à 450km et 32.000m D+, moins de ravitaillement, pas de balisage, un parcours plus sauvage et technique, moins de participants (100 participants sur un tour de 450km, ça signifie que je vais être beaucoup seul)… Tout ça demande une excellente organisation ! Voici un aperçu de ma préparation au niveau logistique.

Pour un trail en haute montagne, il faut tout prévoir pour faire face aux conditions climatiques, car en montagne le temps peut basculer très vite. Le choix des chaussures est super important. Il en faut au moins deux paires, car elles commencent à s’user autour de 200km, ce sont des chaussures robustes, avec une excellente accroche et un minimum de confort. Le sac à dos doit être confortable pour courir mais grand en même temps : il doit pouvoir contenir des gants, un bonnet, des vêtements légers et imperméables, un polaire, un surpantalon, une veste de montagne adaptée, une couverture de survie, des bâtons de trail pour soulager les cuisses et les genoux dans les descentes, un GPS pour suivre le parcours, des lampes frontales car on court les nuits, des crampons et bien sûr un téléphone… et tout ça le plus compact possible.

Il faut aussi emporter à manger… Tu peux te réapprovisionner dans les refuges mais cette fois il y en aura moins que d’habitude. A ce stade c’est encore un peu une inconnue, mais généralement j’ai en moyenne 2 litres d’eau sur moi. Je ne mets aucune poudre commerciale de type « isomachin » dedans. De même pour les aliments, je prends des produits simples que j’aime bien. Des barres chocolatées, biscuits ou bonbons qui vont me permettre de tenir le coup jusqu’à un refuge. Par contre, quand j’arrive au refuge, autant vous dire que je mange des quantités astronomiques ! Soupe, saucisson, pain, fromage… Tout y passe !

Enfin, je prévois bien entendu une trousse de secours… Comme je serai beaucoup seul, je dois pouvoir faire face à d’éventuelles blessures. En courant presque non-stop pendant 8 jours, il faut bien évidemment composer avec des complications physiques. Douleurs, irritations, fractures de fatigue et hallucinations… Je vous détaillerai tout ça dans un prochain article consacré à la gestion de la fatigue et à ses conséquences parfois… hallucinantes.

Sportivement,

Christophe